L’organisation Mondiale de la Santé qualifie ainsi l’adolescence :

« Période de croissance et de développement humain qui se situe entre l’enfance et l’âge adulte, entre les âges de 10 et 19 ans. Elle représente une période de transition critique dans la vie et se caractérise par un rythme important de croissance et de changements qui n’est supérieur que pendant la petite enfance. »

C’est une période fréquemment difficile pendant laquelle l’adolescent subit des transformations multiples dans son corps et dans sa tête. Il vit alors une réelle perte de repères car son corps change entraînant parfois des troubles alimentaires ou un attrait particulier pour des pratiques à risques (sportives ou comportementales). Il modifie son regard sur son entourage, famille ou amis, et certains liens se relâchent, voire disparaissent.

Au moment où il lui est demandé de commencer à envisager son avenir, et même de plus en plus tôt, à choisir des options structurantes, il peut subir une perte de confiance qui diminue sa capacité à se projeter dans le futur.

Tout ceci impacte sa stabilité, son énergie, son estime de lui. Certains adolescents essayent pour se découvrir et pour accéder à d’autres valeurs de tester le tabac, la drogue, l’alcool, etc…

C’est le temps de nouvelles expériences, d’apprentissage de la vie en société, et la détermination de ses valeurs personnelles.

La Sophrologie peut être d’un grand secours pour l’adolescent en l’aidant par exemple à :

  • accepter l’image de son corps et de ses modifications ;
  • apprendre à gérer son stress, ses angoisses et ses émotions ;
  • développer sa concentration et stimuler sa mémoire ;
  • se préparer à un examen écrit ou oral ou à une compétition sportive ;
  • améliorer la qualité de son sommeil ;
  • faciliter son relationnel avec la famille, les amis, camarades, professeurs ;
  • renforcer sa motivation et mieux identifier ses objectifs ;
  • surmonter sa timidité, ses phobies, ses tics ;
  • affermir sa confiance en lui et son autonomie.

La Sophrologie s’adapte au besoin de chaque adolescent, l’accompagne dans son évolution vers la vie adulte où elle pourra continuer à lui faciliter l’existence.

Comment motiver l’adolescent à venir en séance ?

Chacun le sait, c’est l’âge où la proposition des parents a toute chance de recevoir un refus catégorique.

Parfois, l’adolescent ressentira de lui-même le besoin d’être accompagné, et la nature non médicale de la Sophrologie pourra l’attirer. Ce peut-être aussi le cas s’il a été en relation avec la Sophrologie pendant sa scolarité comme cela commence à se faire de plus en plus dans le primaire ou au collège.

Lors de mes interventions en milieu scolaire ou d’interrogations de parents, je souligne systématiquement l’importance de l’acceptation de l’adolescent pour la pratique de la Sophrologie. D’autant que la Sophrologie a pour objectif de lui permettre de continuer à faire seul les exercices qui lui ont convenu, en toute autonomie et sans la présence du sophrologue.

Rien ne sert donc de le forcer. L’adolescent est curieux et soucieux de son indépendance. Je lui propose de faire simplement, et sans engagement de sa part, l’expérience de ces techniques qui tiennent compte de ses préférences et respectent sa liberté. S’il souhaite, il revient à la séance suivante. Sinon, il reste libre de ne pas continuer.

Et plus important encore, je m’engage vis-à-vis de lui à respecter, dans le respect des obligations légales, toute discrétion sur nos échanges ou son vécu pendant les séances. S’il me semble nécessaire qu’il partage certaines informations avec sa famille ou une autre relation, je lui fais part de mon opinion et de ses raisons, mais il reste maître de cette communication.

Je tenais à vous remercier pour ces séances de sophrologie au collège qui m’ont permis de comprendre certaines choses et d’en apprendre d’autres.

Lors des premières séances, je dois avouer que je ne constatais pas vraiment de changements. Mais c’est au fur et à mesure que j’ai remarqué que ça commençait à faire « effet » si je peux dire ça comme cela.

Personnellement, les exercices que j’ai préférés sont ceux pour aider à penser à des choses positives ainsi que celui où, debout, on imaginait se créer sa bulle.

Pour résumer, les séances de sophrologie m’ont plu et je commence à réussir à mettre en pratique certains exercices que vous nous avez appris.

Charlotte, collégienne en 4ème

« C’était une très bonne expérience, merci ! »

« Les exercices sur le sommeil m’ont beaucoup aidée. »

« J’utilise souvent le « Karaté »

« Merci pour tout. J’utilise beaucoup les exercices de concentration ».

Un groupe de collégiennes de 3ème

Quelle expérience !

L’évolution a été flagrante : entre le début où je courrai d’un ordi à l’autre en sentant monter l’adrénaline et l’agacement, et à la fin, où même l’arrêt intempestif de la tablette ne m’arrachait pas un frémissement…

L’aventure n’est pas terminée, je compte bien conserver cet état de « décontraction » du mental, en continuant à m’entraîner (à lâcher-prise et à profiter), en poursuivant cette découverte l’an prochain.

Claire, Enseignante en collège en fin de trimestre de sophrologie de groupe en visio