Être aidant auprès d’un proche ou dans son activité professionnelle est une tâche exigeante et lourde.

L’aidant dépense une énergie considérable à longueur de journée, au plan physique (pour la toilette, préparer et aider à la prise des repas, porter et déplacer dans le lit ou sur un fauteuil, pousser un fauteuil roulant…) tout autant qu’au plan moral (gérer ses propres émotions de chagrin, de colère (contre l’autre ou contre soi), de peur (pour l’autre ou pour soi) mais également organiser les visites des intervenants, rassurer et calmer, anticiper pour préserver la sécurité de la personne en fonction des activités ou des moments de la journée et de la nuit, assumer ses propres périodes de ressentis de culpabilité, de répulsion, de révolte, de découragement….

Les aidants ont à affronter leurs souffrances et leurs angoisses face à la réalité traumatique.

Dans ces situations, les aidants s’oublient très souvent eux-mêmes, mettent leur vie au second plan, et ne pensent plus qu’à l’action ou à l’accompagnement de la personne malade ou handicapée. Avec le temps, la fatigue devient épuisement et l’épuisement peut se transformer en dépression.

Les aidants rencontrés font souvent part de l’isolement dans lequel ils s’enfoncent peu à peu. Il est fréquemment difficile de conserver une vie sociale, certaines relations par pudeur ou par gène se font moins présentes, les déplacements sont très contraints.

Comment la Sophrologie peut-elle soulager les aidants ?

Nous venons de le voir, les aidants ont besoin de conserver leur énergie indispensable pour assumer la charge quotidienne, mais aussi de se ménager un moment pour faire tomber la pression, s’écouter, prendre conscience de leurs forces et de leurs limites. Enfin, l’aidant a besoin de pouvoir s’exprimer, partager avec d’autres ses préoccupations ou ses émotions, et revitaliser sa confiance et son estime de lui-même.

En tout cela, la Sophrologie est une aide efficace et très précieuse. Efficace, car elle agit sur tous ces facteurs à la fois. Très précieuse, car en dehors des séances, elle peut être utilisée en toute autonomie à l’endroit et au moment où le besoin se fait sentir à l’aidant.

Prenons des exemples :

  • En réapprenant à l’aidant à ressentir de plus en plus finement ses sensations corporelles, la Sophrologie lui permet de prendre conscience de ses forces mais aussi de ses limites et des alertes que lui envoie son corps. Se donner le droit de mieux s’écouter lui permet de s’interroger sur l’organisation et les dispositions à prendre qui lui éviteront d’atteindre le stade de l’épuisement ou de la dépression. Il comprendra que s’il veut avoir les ressources nécessaires pour continuer à aider son proche, il doit aussi penser à lui et se ménager.
  • En lui permettant d’apaiser les tensions physiques et mentales, la Sophrologie lui donne accès à une prise de recul et à un penser ou faire autrement. Cette attitude de prise de hauteur par rapport à la tyrannie de la contrainte de l’action laisse souvent émerger la vision de solutions ou de possibilités non envisagées jusque-là.
  • Limiter le stress et mieux gérer ses émotions sont des bénéfices rapides de la Sophrologie ce qui préserve l’énergie nécessaire pour pourvoir aider utilement.
  • Porter davantage son attention sur sa façon de respirer et utiliser une respiration calmante donne à l’aidant un outil toujours disponible pour retrouver un peu de sérénité dans des situations délicates.
  • Apprendre à cultiver le positif, même et surtout quand tout semble se dégrader, conduit non seulement à apaiser le mental, mais également à redonner à l’organisme des hormones le renforçant et diffusant un tonus vital indispensable.
  • En séances individuelles, mais plus encore en séances de groupe, la Sophrologie est un lieu d’expression de ce que l’aidant vit et ressent, de rupture de l’isolement et d’échange d’expériences.

Le professeur Caycedo, lorsqu’il a créé la Sophrologie, avait à cœur de restaurer la personne toute entière (corps et mental formant un tout) dans une dynamique écologique et positive pour qu’elle puisse avec ses propres capacités redécouvertes et renforcées mieux s’adapter aux situations du quotidien. Comment ne pas voir tout le bénéfice que cette approche peut apporter tout particulièrement aux aidants ?

Ils ont fait l’expérience de la sophrologie

 « J’avais entendu parler de la sophrologie mais personnellement je ne connaissais pas du tout cette discipline. J’ai pu participer à un stage de 8 séances de Jean-Paul Michal organisé par mon club et j’ai été très intéressée spécialement à propos du lâcher-prise qui me concerne. »

Maryse 68 ans